
Nicolas Grenier était juste devant moi, discret comme d´habitude. On était allé à la patinoire avec des potes mais on se connaisait pas trop encore... j´aurais jamais rien imaginé après ce moment de « froid rencontre »… C´était de ce genre d´homme qui étudie avec Dvorak et fait à manger avec Brahms… ce mec distingué, bien élevé, de fines chemises, qui peux toujours te surprendre avec son élocution sublime... quand il était près de moi, je pouvais même inspirer l'élégance de la Vienne que j´avais connu l'été dernier… il aurait pu être l'héros d´un film d' amour du Moyen-Âge...Soudain, malheureusement, tout s'est passé trop vite: La soirée crêpes, le concert du piano, les repas au RU, les après-midis d´organisation du voyage à Budapest, les discussions sur Skype et enfin, être perdue une nuit dans les Carpates avec qqn peut aussi aider à lier qqch assez profonde…
Je venais de sortir de sa voiture direction la chambre 910 de la résidence A. Weiss. [...]
C´était carrément la fin d un jolie voyage, et franchement (il faut avouer la vérité), quand je me suis rendue compte de l'évidence, j’ai eu très mal au cœur… Dans ma chambre, et avec une fatigue inexorable, je buvais une bouteille d´ ice tea comme si la fin du monde était proche. Chaque minute j´étais un peu plus près de cette vie idyllique des châteaux. J´avais envie de "m' enfermer"sous la couette, et d’écouter sans arrêt un million de CDs qui alimenteraient mes rêves de petite fille. Et, juste de cette façon là, sur fond de Sonatine de Ravel, je me suis douce et finalement endormie.
The morning- The weeknd
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